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FICHES TECHNIQUES

VOUS AVEZ UN ADENOME DE LA PROSTATE: PAS DE PANIQUE !

Qu'est-ce qu'un adénome ?

C'est une tumeur bénigne qui est responsable d'une augmentation du volume de la prostate. Comme la prostate est située à la base de la vessie et qu'elle est traversée par le canal (l'urètre) qui permet l'évacuation de celle-ci, l'augmentation du volume de la prostate peut entraîner une obstruction du canal et des difficultés à uriner.

L'adénome est-il vraiment bénin ?

Tout à fait. L'adénome se développe dans la prostate à partir de 35 ans et entraîne une augmentation du volume de la prostate chez la moitié des hommes de 50 ans. A 60 ans, la moitié des hommes ont des troubles urinaires en rapport avec une augmentation du volume prostatique. Il s'agit donc d'une évolution quasi-normale de la prostate, essentiellement liée à l'âge.

Quels sont les troubles causés par l'adénome ?

L'adénome entraîne des troubles urinaires qui peuvent être stables pendant de nombreuses années, s'améliorer parfois ou souvent s'aggraver très progressivement avec le temps.

Il s'agit surtout d'envies d'uriner fréquentes, de jour et surtout de nuit, d'une faiblesse du jet, d'une difficulté à démarrer le jet, d'une sensation de mauvaise vidange vésicale, de gouttes retardataires ... Ces symptômes peuvent être plus ou moins gênants. Parfois, des complications peuvent survenir : infections urinaires, présence de sang dans les urines, blocage vésical avec impossibilité d'uriner ...

Quels sont les risques de l'adénome ?

En dehors du risque des complications évoquées plus haut, le risque est surtout une dégradation progressive de la qualité de vie du fait de l'augmentation des symptômes et de leur retentissement sur la vie quotidienne.

Comment fait-on le diagnostic d'adénome ?

Le diagnostic repose sur l'interrogatoire et l'analyse des symptômes, le toucher rectal qui permet d'apprécier le volume et la consistance de la prostate, des examens de sang et d'urine. Une échographie de la prostate et de la vessie est habituellement faite.

L'antigène spécifique prostatique (PSA) est une substance dosée dans le sang, spécifique de la prostate. Son dosage permet en particulier d'apprécier le risque de cancer de la prostate. L'adénome et le cancer sont deux maladies tout à fait différentes. L'adénome ne se transforme pas en cancer mais les deux maladies peuvent coexister au sein d'une même prostate.

Comment traite-t-on l'adénome ?

Si les troubles sont minimes et stables, une simple surveillance est nécessaire avec un examen annuel. En cas de troubles modérés, un traitement par des médicaments peut être indiqué. En cas de troubles gênants non améliorés par le traitement médical, ou en cas de complications, un traitement chirurgical est souvent nécessaire.

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VOUS AVEZ EU UNE RESECTION ENDOSCOPIQUE (PAR LES VOIES NATURELLES) POUR ADENOME DE LA PROSTATE

En quoi a consisté l'intervention ?

La prostate est située autour de l'urètre, le canal qui permet l'évacuation de la vessie. L'adénome est une affection bénigne qui augmente le volume de la prostate et comprime l'urètre, entraînant une gêne à l'évacuation des urines.

La résection endoscopique de la prostate est faite par les voies naturelles avec un instrument appelé résecteur qui comporte à son extrémité une anse métallique. Dans cette anse circule un courant électrique qui peut soit couper soit coaguler le tissu prostatique, permettant de "raboter" progressivement la partie de la prostate qui est responsable de l'obstruction urinaire. En fin d'intervention, une sonde urinaire est mise en place pour quelques jours.

Les fragments de prostate enlevés lors de l'intervention sont analysés pour confirmer le caractère bénin de la prostate.

Quelles sont les suites immédiates de l'intervention ?

Un saignement post-opératoire par la sonde est habituel et la sonde permet d'irriguer la vessie de façon continue et d'éviter l'obstruction du canal.

Après l'ablation de la sonde, il est important de boire 2 à 3 litres par jour, pour continuer à assurer un bon lavage de la vessie. La sortie se fait 24 H à 48 H après l'ablation de la sonde.

Juste après l'intervention, il est normal d'avoir encore des envies fréquentes d'uriner, de jour comme de nuit, et des envies impérieuses d'uriner avec parfois une difficulté à retenir les urines. Un saignement au début du jet et des brûlures en urinant peuvent persister plusieurs semaines. Ces troubles disparaissent progressivement, au fur et à mesure de la cicatrisation qui demande habituellement 6 à 8 semaines.

Les conséquences de l'intervention :

La conséquence la plus fréquente de la résection endoscopique est l'éjaculation rétrograde qui survient 8 fois sur 10 : lors des rapports, le sperme n'est plus émis vers l'extérieur, mais vers la vessie. Par contre, les érections ne sont pas affectées par l'intervention et l'orgasme est conservé même s'il ne s'accompagne plus d'émission de sperme.

L'incontinence urinaire est une complication très rare de l'intervention.

Précautions à prendre :

Dans le mois qui suit l'intervention, il faut éviter tout effort important (port de charges lourdes, gymnastique ...), toute constipation responsable d'efforts de poussée, tout rapport sexuel. Il est conseillé de ne pas conduire pendant un mois. Vous pouvez librement marcher, monter et descendre les escaliers. Deux à trois semaines après l'intervention, même si les urines ont été parfaitement claires jusque là, du sang peut apparaître dans les urines : ce phénomène est dû au décollement des "croûtes" crées sur la zone opératoire (chute d'escarres). Ce saignement dure habituellement 24 à 48 heures et nécessite simplement de boire abondamment pour éclaircir les urines.

Les signes d'alerte :

Un avis médical est nécessaire en cas de saignement important dans les urines, surtout si des caillots entraînent une obstruction, en cas de fièvre, en cas d'augmentation du volume des bourses (qui pourrait être le témoin d'une infection à ce niveau), en cas de douleur des mollets.

Ultérieurement :

Habituellement, une consultation de contrôle est prévue 4 à 6 semaines après l'intervention, puis tous les ans pour surveiller la partie de la prostate restante.

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VOUS AVEZ UN TAUX DE PSA LEGEREMENT ELEVE

L'antigène spécifique de la prostate ou PSA (prostatic specific antigen) est une enzyme sécrétée par les cellules prostatiques et que l'on peut doser dans le sang. Comme son nom l'indique, le PSA est spécifique de la prostate et il renseigne donc sur l'état de la glande. Le PSA n'est en aucun cas spécifique d'une maladie particulière.

La valeur normale du taux de PSA dépend de la technique de dosage mais la limite supérieure de la normale est le plus souvent fixé à 4 ng/ml. Un taux compris entre 4 et 10 ng/ml représente une légère augmentation dont les causes sont variées.

Quelles sont les causes d'augmentation du taux de PSA dans le sang ?

Toute affection prostatique, qu'elle soit bénigne, maligne, infectieuse ou traumatique peut entraîner une légère augmentation du taux de PSA. L'augmentation du volume de la prostate, normale avec l'âge, entraîne également une augmentation du taux de PSA. Un toucher rectal récent (fait moins d'une semaine avant le prélèvement sanguin) peut entraîner une légère augmentation du taux de PSA.

Une légère augmentation du taux de PSA n'a donc de signification qu'en fonction des autres examens, du volume de la prostate et de l'âge.

Quelles sont les conséquences ?

En fonction des autres éléments, trois situations sont possibles :

- Soit l'augmentation du PSA parait sans signification particulière et aucun autre examen n'est nécessaire.

- Soit la légère augmentation du taux de PSA incite à une surveillance et un autre dosage du taux de PSA peut être nécessaire après quelques mois pour juger de l'évolution du taux. Une augmentation progressive du taux entraîne des examens complémentaires.

- Soit la légère augmentation du taux de PSA parait d'emblée anormale et d'autres examens, en particulier une échographie prostatique par voie endorectale avec d'éventuels prélèvements, peuvent être conseillés.

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VOUS DEVEZ AVOIR DES BIOPSIES DE PROSTATE

L'échographie prostatique endorectale est actuellement un des meilleurs examens pour étudier la structure interne de la prostate. La sonde introduite dans le rectum se trouve en contact étroit avec la prostate à travers la paroi rectale antérieure, ce qui améliore la définition des images intraprostatiques. On peut ainsi déterminer au mieux le contour, le volume, et la structure de la prostate.

L'aspect le plus typique du cancer prostatique est celui d'un nodule hypoéchogène situé dans la partie périphérique de la glande. Mais seules 30 % des images de ce type correspondent à un cancer. L'examen peut être sensibilisé par l'utilisation d'un échographe Doppler-couleur.

Il faut souligner que l'échographie endorectale seule est peu spécifique et qu'elle n'a pas de valeur diagnostique dans le cancer prostatique. Elle n'est donc indiquée qu'en cas d'anomalie au toucher rectal et/ou d'élévation du taux d'antigène prostatique spécifique. L'échographie par voie sus-pubienne reste par ailleurs suffisante pour déterminer le volume prostatique et l'importance du résidu post-mictionnel chez les patients ayant de simples troubles mictionnels.

L'échographie permet également d'explorer les vésicules séminales, la base de la vessie et les tissus péri-prostatiques, mais son rôle dans la stadification du cancer est limité.

Si cela s'avère nécessaire, l'échographie permet de faire des biopsies échoguidées de la prostate avec une grande précision, en utilisant une aiguille fine introduite à travers la sonde d'échographie. L'aiguille traverse la paroi rectale et atteint le parenchyme prostatique à l'endroit voulu. On fait généralement 2 à 3 biopsies par lobe prostatique (soit 4 à 6 au total) en plus des biopsies dirigées au niveau d'anomalies palpables et/ou échographiques.

L'échographie par voie endorectale et les éventuels prélèvements peuvent être légèrement désagréables mais ne sont pas douloureux.

Préparation avant l'examen :

L'examen ne nécessite pas d'hospitalisation.

S'il s'agit d'une échographie endorectale simple, il n'y a pas de préparation particulière.

S'il s'agit d'une échographie endorectale avec des biopsies, on prescrit des antibiotiques depuis la veille de l'examen, et un lavement le matin même. Les biopsies doivent être évitées en cas de prise de médicaments anti-coagulants ou d'aspirine.

L'examen dure environ 15 à 20 minutes pendant lesquelles le patient est allongé sur le côté en chien de fusil.

Après l'examen :

Le patient repart immédiatement, et il n'y a aucune consigne particulière en cas de simple échographie.

En cas de biopsies lors de l'échographie, le patient doit continuer à prendre pendant quelques jours les antibiotiques qui ont été prescrits. Il est possible qu'il ait un peu de sang dans les urines ou dans les selles pendant un ou deux jours. Le patient doit prévenir son médecin en cas de saignement plus important, ou de fièvre supérieure à 38°5 qui pourrait être le signe d'une prostatite (3 % des cas environ).

Examen désormais fondamental dans le diagnostic des lésions prostatiques, l'échographie transrectale est peu invasive et entraîne très rarement des complications.

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VOUS ALLEZ AVOIR UNE PROSTATECTOMIE TOTALE

Le principe :

L'opération fait l'ablation de toute la prostate et des vésicules séminales. La prostate et les vésicules séminales produisent le liquide séminal qui contribue à la formation du sperme.

La prostatectomie totale est faite pour traiter certaines tumeurs malignes de la prostate. Elle est différente des interventions faites pour traiter un adénome bénin de la prostate. En cas d'adénome, seul celui-ci est enlevé et le reste de la prostate et les vésicules séminales sont conservées.

L'intervention :

L'intervention se fait sous anesthésie générale, par une incision médiane entre l'ombilic et le pubis, ou parfois une incision périnéale, sous les bourses. Habituellement, on commence par prélever les ganglions situés à côté de la prostate, et une analyse de ces ganglions est faite en cours d'intervention.

L'intervention dure environ 3 heures. Après ablation de la prostate, la vessie est suturée à l'urètre et une sonde est laissée en place pendant 8 à 12 jours, le temps de la cicatrisation.

Une fois enlevée, la prostate est analysée au microscope pour juger du volume et de l'extension réelle de la tumeur.

Les suites opératoires immédiates :

L'alimentation est reprise progressivement après 24 ou 48 heures. Vous pourrez habituellement vous lever au fauteuil dès le lendemain de l'intervention et commencer à déambuler après deux ou trois jours.

Après l'ablation de la sonde, il est habituel d'avoir des difficultés à contenir les urines, en particulier lors des efforts, des changements de position et en fin de journée. Des exercices de rééducation périnéale et du sphincter urinaire, destinés à améliorer le retour à une continence normale seront commencés dès avant l'ablation de la sonde et continués pendant plusieurs semaines. La récupération d'une continence correcte nécessite habituellement plusieurs semaines.

Les complications possibles de l'intervention :

Des transfusions sanguines peuvent être nécessaires, pendant ou dans les suites immédiates de l'intervention.

Une incontinence urinaire permanente, survenant en particulier lors des efforts, peut persister et nécessiter une rééducation plus prolongée et/ou des traitements secondaires.

Le risque d'impuissance sexuelle post-opératoire varie en fonction de l'âge, de l'activité sexuelle avant l'intervention et des caractéristiques de la tumeur prostatique. Le risque d'impuissance post-opératoire peut atteindre 90 %. Dans tous les cas, le retour éventuel des érections nécessite au moins six mois. En cas d'impuissance persistante, des traitements adaptés peuvent être prescrits.

Compte tenu de l'ablation de l'ensemble de la prostate, il n'y a plus d'éjaculation après prostatectomie totale.

Quels contrôles post-opératoires ?

Un dosage du taux d'antigène spécifique prostatique (PSA) 4 à 6 semaines après l'intervention permet de vérifier l'efficacité du traitement. En l'absence de prostate, le taux de PSA doit être proche de 0 ng/ml. L'examen au microscope de la prostate est un élément primordial pour décider d'un éventuel traitement complémentaire.

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VOUS DEVEZ FAIRE DES INJECTIONS INTRA-CAVERNEUSES

Le principe :

L'injection permet d'apporter directement dans le corps caverneux, structure responsable de l'érection, un médicament qui agit en favorisant l'afflux de sang et le remplissage nécessaire à l'érection. La verge contient deux corps caverneux et le médicament injecté passe de l'un à l'autre.

Différents médicaments peuvent être utilisés, avec un résultat comparable.

Utilisation :

La première injection est faite habituellement par le médecin, pour déterminer la dose efficace et vous montrer comment vous pouvez faire vous-même cette injection chez vous.

Le premier temps est la préparation de la seringue et un mode d'emploi détaillé est disponible dans chaque boîte de produit. La préparation de la seringue peut être un peu longue au début et il est souvent préférable de préparer la seringue quelques heures à l'avance et de la garder au réfrigérateur jusqu'au moment de l'utilisation.

L'injection se fait sur la partie latérale du fourreau de la verge, en arrière du gland, en évitant les petites veines visibles à la surface de la peau. Il ne faut pas piquer au milieu de la face supérieure ou de la face inférieure de la verge. L'érection se produit quelques minutes après l'injection.

Combien de temps dure l'érection ?

La dose sélectionnée permet habituellement une érection de 30 à 45 minutes. Si l'érection se prolonge au-delà d'une heure, il est conseillé de la faire diminuer en faisant des mouvements de flexion-extension des jambes, ou en prenant une douche froide. Si l'érection dure plus de 2 à 3 heures, il faut prendre contact avec votre médecin. Une érection prolongée peut entraîner un priapisme, rarissime avec les produits les plus récents, qui nécessite un traitement en urgence (ponction le plus souvent).

Quelle peut être la fréquence d'utilisation ?

Il est conseillé de ne pas utiliser ce traitement plus de 2 ou 3 fois par semaine, en respectant un délai de 24 heures entre chaque injection.

Dans un grand nombre de cas, l'utilisation des injections intracaverneuses va favoriser le retour d'érections spontanées.

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